Adsl
 
  Mobile
 
  Tirages photo
 
  Supermarchés en ligne
 
  Music
 
  Jeux-Concours
 
  5000 €/mois
Comparatif developpement Photo Numerique)
Snapfish par HP
myPIX.com
ExtraFilm
PhotoBox

La Prise de vue

Bien que le numérique simplifie la prise de photos, il serait illusoire de penser qu’il suffit de presser un bouton pour obtenir une photo qui vous satisfasse. Les différents automatismes incorporés dans les appareils de dernière génération (autofocus, déclenchement du flash par mesure de la luminosité…) ne dispensent pas d’un minimum d’attention lors de la prise de vue. Pour utiles que soient ces fonctions, elles ne sont pas infaillibles et il sera parfois nécessaire d’anticiper les situations où elles sont susceptibles de se tromper et d’opérer en manuel les ajustements qui s’imposent. On pourrait objecter qu’avec le numérique il est toujours possible de contrôler à l’écran la qualité de la photo et de prendre des clichés supplémentaires en cas d’erreur. Malheureusement la taille et la définition des écrans incorporés aux appareils ne permettent pas d’opérer un contrôle fin, laissant souvent dans l’expectative. Par ailleurs, il existe des traitements (correction de la luminosité ou des couleurs, recadrage…) qui permettront de « rattraper » une photo ratée. La suite de ce dossier propose des tutoriaux quant à ces manipulations mais il demeure qu’il est préférable de bien prendre sa photo dès le départ : d’une part, parce que les retraitements ne feront qu’approcher le résultat d’un cliché correctement pris, et d’autre part parce que la qualité de la photo de base influe directement sur le nombre de retraitements qu’on pourra lui appliquer. En effet, meilleure est la photo de départ, moins chaque retraitement à besoin d’être appuyé, épargnant ainsi des déformations cumulatives à la photographie. En conservera ainsi un aspect naturel. Une compréhension minimale des règles qui suivent permet d’augmenter considérablement le ratio photos réussies / photos ratées.

Le temps de pose

Faut-il choisir un temps de pose long ou opter pour une durée courte ?
Sachant que le volume de lumière imprimé sur la surface d’acquisition de l’appareil - qu’il s’agisse d’un film argentique ou d’un capteur CCD - est directement fonction du temps de pose, le choix de ce dernier dépendra de la luminosité de la scène photographiée. Un manque de lumière sera compensé par un temps de pose plus long afin d’éviter une sous-exposition, tandis qu’une scène très lumineuse imposera un temps de pose court pour éviter la surexposition.
Dans le cas d’un temps de pose long, un autre problème s’ajoute à l’équation. Les sujets photographiés, bien souvent, ne sont pas immobiles (de même que le photographe qui, à moins d’être équipé d’un trépied, est lui aussi sujet à de légers mouvements). Lorsque la pose est longue, les mouvements de la scène sont restitués, créant des effets de flou de déplacement qui ont tôt fait de ruiner complètement la prise de vue au-delà de toute récupération. Ce problème est particulièrement aigu dès que les conditions de prise de vue ne permettent pas d’exiger un relatif immobilisme des sujets photographiés.
Cet inconvénient peut cependant être contourné en combinant les réglages de temps de pose à ceux d’ouverture de l’objectif.

L’ouverture de l’objectif

En jouant sur l’ouverture de l’objectif, on peut augmenter la quantité de lumière que reçoit la surface sensible. Pour un même temps d’exposition, un diaphragme plus ou moins ouvert fera varier la quantité de lumière captée.
Il est donc préférable d’avoir un objectif qui permet de fortes ouvertures de diaphragme afin de limiter le temps de pose si besoin. Il faut par ailleurs savoir que la longueur de la focale utilisée par l’appareil (souvent appelée « zoom ») influe également sur la luminosité reçue. Les courtes focales, c'est-à-dire celles correspondant à un grand angle, reçoivent plus de lumière que les focales longues dont le faible angle de champ permet une moindre luminosité.
Aussi, pour définir l’ouverture d’objectif appropriée, il est nécessaire de prendre en compte deux variables, le diamètre du diaphragme et sa longueur focale.
Avec les appareils argentiques, une troisième variable est à considérer : la sensibilité de la pellicule. Celle-ci se mesure en ISO (de 100 à 400, par paliers de 100) et traduit de façon croissante la capacité de la pellicule à capter la lumière.
Si certains appareils numériques permettent de régler la sensibilité du capteur CCD, ce n’est pas le cas de tous et la précision n’est pas aussi bonne qu’avec les pellicules normalisées. Aussi, pour peu que la scène photographiée n’exige pas une lumière naturelle, on pourra gagner à utiliser un flash.

La mise au point

La grande majorité des appareils modernes disposent de systèmes de visée qui effectuent automatiquement la mise au point. C’est ce qu’on appelle l’autofocus. Par défaut, l’appareil ajuste la netteté de la scène par rapport à l’élément se trouvant dans une portion définie de l’écran, le plus souvent un rectangle situé au milieu de l’objectif. Si en théorie la composition d’une photographie repose sur un placement dans l’espace qui privilégie un positionnement du sujet principal au milieu, on peut choisir de placer le sujet ailleurs, ou alors peut se trouver un élément au premier plan ou au second plan qui occupe lui aussi la surface d’ajustement de la netteté. Dans de pareils cas, l’appareil risque de se tromper et faire la mise au point sur un élément trivial rejetant dans le flou les éléments qui constituaient l’intérêt de la photo.
Dans les cas évoqués, une mise au point manuelle s’avère indispensable. A ce stade, il faut opérer une distinction selon que vous possédez ou non un appareil reflex. Ces appareils permettent de régler directement la netteté mais cela ne concerne que les numériques de haut de gamme. Pour les autres appareils, le réglage passe par d’autres options. Une première possibilité consiste à spécifier une autre zone pour le réglage de la netteté afin de contourner les situations qui pourraient induire l’appareil en erreur. Ainsi, au lieu de faire la mise au point par rapport au centre de l’image, l’appareil utilisera une zone différente, par exemple la partie supérieure de l’image. Une seconde solution sera de spécifier une plage de distance séparant l’objectif du sujet de la photographie.
Ces réglages n’égalent bien évidemment pas la souplesse qu’offre un reflex mais la différence de prix est aussi une variable à prendre en considération selon l’utilisation que vous comptez faire de votre appareil.

Le Zoom

Le zoom est aujourd’hui un équipement de série sur les appareils photo. Il correspond à ce que les photographes professionnels désignent par le terme de focale. Il permet, en demeurant à distance constante d’un point, de s’en rapprocher virtuellement par le biais de l’image reconstituée par l’objectif. Il devient ainsi possible de photographier en détail une scène qui en temps normal apparaîtrait comme trop éloignée.
Dès lors que la focale est supérieure à 50 millimètres (équivalent du champ de vision humain) il est possible de zoomer.
En dessous de 50 mm, l’effet s’inverse et on entre dans la catégorie des grands angles qui, au lieu de resserrer le champ de vision sur un point précis, l’élargissent et permettent ainsi d’englober une partie plus importante de la scène. C’est un dispositif particulièrement intéressant pour le rendu des paysages au travers de son effet panoramique.
Le zoom est un argument marketing puissant dans la vente d’appareils numériques. Il faut faire attention à ne pas prendre pour argent comptant les spécifications du constructeur qui souvent jouent de l’ambiguïté existant entre zoom optique et zoom numérique. Si le zoom optique permet d’ « agrandir » le sujet sans perte de qualité, le zoom numérique, quant à lui, conduit à une dégradation de la résolution de la photographie.
Les caractéristiques du zoom lui confèrent un intérêt particulier mais impliquent aussi une utilisation plus rigoureuse. Le zoom permet en effet d’éviter des déformations de l’image. C’est pourquoi, en portrait, on utilise une focale de 80 mm là où rapprocher l’appareil du sujet aurait pu sembler suffire.
La contrepartie à l’utilisation d’un zoom est souvent l’installation de l’appareil sur un pied dès lors que le grossissement est un tant soit peu puissant. En effet, le Zoom amplifie le moindre mouvement de l’appareil, avec à la clef le risque d’obtenir une image complètement floue.

Equilibrer l’image

Equilibrer une image revient à accorder les différents éléments de la photographie à l’espace qu’ils occupent. Cette composition fait bien évidemment intervenir une part de subjectivité car le choix d’un plan plutôt qu’un autre relève largement de la sensibilité propre à chacun.
Il n’empêche que face à une scène à photographier, la « bonne » composition ne se donne pas facilement. Aussi est-il utile de disposer de quelques « trucs » pour commencer à penser l’organisation de la photo. Chaque photographe à les siens, développés avec l’expérience.
Il reste cependant une technique presque universellement utilisée qui peut servir avantageusement de base de départ.

La règle des trois tiers

Elle consiste à diviser l’image en 9 rectangles d’égales surfaces. Le sujet de la photographie occupera logiquement plus ou moins le rectangle central car il est naturel pour l’observateur de focaliser sa lecture de l’image sur le milieu pour ensuite l’étendre au reste du cliché.
Les rectangles disposés autour du sujet vont quant à eux permettre d’organiser l’environnement selon des lignes de symétrie. Il faudra, par exemple, veiller à ce que s’établisse un équilibre entre les volumes et les masse de couleurs, sombres ou vives, au sein de l’environnement. Le cadrage sera donc aussi fonction de la nécessité d’incorporer ou d’exclure certains éléments afin d’équilibrer la composition selon un effet de contraste ou dans l’optique d’une pondération des masses présentes dans la photo. Typiquement, pour les photos d’extérieur, il faudra être attentif à équilibrer ciel et terre autour de la ligne d’horizon qui occupera à peu près l’horizontale centrale de la photo.
Cette technique, communément appelée technique des trois tiers n’a pas valeur de dogme. Elle n’est qu’un guide dans la prise de la photographie. Une fois la photo équilibrée, il reste à la juger selon des critères esthétiques. Par exemple, l’équilibre selon la ligne d’horizon est souvent atténué par le choix de faire prédominer le ciel sur la terre ou inversement. Le strict respect des trois tiers peut en effet parfois aboutir à des photos plates. Rien de plus banal que… (exemple). Aussi, une fois la photo organisée, faudra-t-il se poser la question du parti pris artistique qui pourra être, par exemple, d’approcher le sujet de coté en le rejetant dans l’un des rectangles annexes tout en dirigeant le regard vers celui-ci par un jeu de contraste.
Le recadrage est toujours possible après coup par le biais de logiciels d’édition graphique. Cependant ordonner sa photo dès le départ est infiniment meilleur : d’une part, parce que tout recadrage trop radical risque d’introduire des éléments parasites (notamment en termes de reflets et de lumière) qui vont venir fausser le réalisme de la photo ; et d’autre part, parce que cela nécessite une approche créative face aux contraintes induites par l’environnement, approche qui peut contribuer à rendre la photo plus intéressante.

Réglage des couleurs de la photographie

Le numérique est souvent propice à des erreurs quant au réglage des couleurs, peut-être même plus que l’argentique dans la mesure où la plupart des gens confondent numérique avec fidélité à la réalité. Il arrive très souvent qu’une photo nécessite une retouche des couleurs.
Celles-ci sont liées à la notion de température (mesurée en degrés kelvin) qui renseigne sur la répartition de la couleur en différentes longueurs d’ondes sur le spectre des couleurs.
Il faut savoir que l’apparence de tout sujet est directement tributaire de la lumière qui éclaire la scène et plus précisément de sa température.
Nous avons évoqué précédemment les problèmes de surexposition et de sous-exposition qui impliquent de jongler entre plusieurs paramètres pour obtenir une photo qui ne soit pas trop terne, pale ou floue. La température de la lumière doit de même être prise en compte.
En clair, la lumière va changer la couleur de l’objet photographié. En considérant que la luminosité produite par le soleil, aux alentours de 5600°K, constitue une norme qui permet d’appréhender la véritable couleur d’un objet, on peut prévoir les changements de couleur sous une lumière plus chaude ou plus froide. En effet, seule une lumière parfaitement blanche révèle la vraie couleur d’un sujet. Avec des lumières de chaleur inférieure à cette valeur de référence, on va progressivement tirer vers le rouge, tandis que des lumières plus chaudes nous emmènerons vers le bleu.
Là où un photographe professionnel va utiliser un thermocolorimètre afin de mesurer la température de la lumière et appliquer un filtre correcteur pour s’approcher d’une valeur neutre, les possesseurs d’appareils numériques se fieront aux automatismes intégrés à leurs appareils et à leurs préréglages. Par défaut, l’appareil numérique risque fort de se tromper dans la détection des couleurs. Il est toujours possible de déclencher manuellement l’un des filtres (par exemple, le très répandu « couché de soleil ») mais la correction peut parfois s’avérer approximative et de plus il ne sera pas toujours possible de trouver un filtre correcteur adapté aux circonstances précises de la prise de vue.
Aussi, la correction des couleurs par le biais de retouches informatiques s’avèrera d’une particulière importance. Techniquement, l’opération est assez simple : les logiciels de retouche proposent des modules de réglage souvent basés sur le principe de rotation des couleurs. A partir de la carte des couleurs, on sélectionne d’abord la plage de couleurs concernée par la retouche (i.e. la plage des rouges orangés si la photo tire trop vers le rouge), puis dans un second temps on spécifie une plage réduite qui exclut les tons les plus rouges. Après traitement, les composantes rouges indésirables ont vu leur couleur se déplacer sur le spectre des couleurs vers une teinte qui conférera à la photographie plus de naturel.
Le plus gros du travail va être de déterminer dans quel sens doivent être faits les réglages. En effet, face à une photographie, les déformations de couleurs ne sautent pas toujours aux yeux de façon évidente. L’exagération dans certains tons, en conférant facilement une atmosphère chaude ou froide, peut apparaître séduisante. Cependant, entre une photo brute et une photo retouchée pour se rapprocher des couleurs naturelles, cette seconde vous apparaîtra comme supérieure dans plus de 90% des cas.
Ici, la recette est simple : ôtez le cliché à corriger de dessous vos yeux et essayez de vous rappeler la couleur qu’a en général votre sujet dans la vie réelle. Il vous est par ailleurs toujours possible de consulter le travail fait par des professionnels sur une scène équivalente afin de retrouver la couleur de référence.

Les yeux rouges

La coloration des pupilles en rouge lors de l’utilisation d’un flash est un problème récurrent en photographie. Ce phénomène est dû à la réflexion de la lumière par la rétine qui, fortement irriguée en vaisseaux sanguins, restitue une partie de la luminosité du flash sous forme d’une lueur rouge.
Beaucoup d’appareils photo sont équipés de systèmes visant à éviter ce genre de désagrément. Le principe est à peu près toujours le même : une série de flashs courts et de faible intensité force la pupille à se fermer au maximum pour empêcher la rétine de refléter la lumière. Cette technique est efficace dans la mesure où le sujet prend la pose. Lorsque la scène photographiée est composée de sujets en mouvements, différents évènements peuvent venir perturber les choses : certains personnages peuvent avoir les paupières partiellement baissées pendant la série de flashs, la rétine peut ne pas avoir le temps de correctement rétrécir, etc. D’où l’intérêt de disposer d’une technique efficace de correction des yeux rouges.

Le recadrage

Au visionnage, il n’est pas rare de découvrir qu’un élément non prévu lors de la prise de vue s’est glissé dans la photographie. En théorie, il est possible de contrôler sur l’écran LCD la présence ou l’absence de tels éléments et de refaire la photo le cas échéant. En réalité, les écrans dont sont pourvus les appareils numériques pèchent par leur taille et leur résolution. Il sera donc nécessaire d’opérer un contrôle sur un écran de taille normale et d’appliquer par ordinateur les corrections qui s’imposent.
Un bon recadrage permettra souvent de se débarrasser de l’élément incriminé. En effet, l’élément principal d’une photographie se trouvant la plupart du temps en son centre, on peut, sans réel inconvénient, se passer d’une partie de l’environnement lorsque celle-ci contient un élément parasite. Le résultat final offre simplement un plan un peu plus serré que la photo originale.
Il est possible de recadrer la photo à loisir pour ne garder que les éléments importants. Cependant il faut garder à l’esprit que les photographies, à part lorsque leur mise en page l’impose, sont liées à des formats standardisés qui facilitent leur impression, leur projection ou leur classement dans des albums.
Il sera donc préférable de recadrer à l’aide de guides. Les guides sont des lignes abstraites définies à partir des réglettes qui cadrent l’image. Leur utilisation permet de conserver le rapport original de la photo en termes de hauteur et de largeur.
Par exemple, si vous souhaitez « couper » un élément qui a fait irruption dans le bas de la photographie, vous relèverez le guide horizontal jusqu’à ce que le résultat souhaité soit obtenu, modifiant par là même la hauteur de la photo. Parallèlement le guide vertical évoluera, réduisant proportionnellement la largeur afin que le format d’origine de la photo se retrouve au final.

Le recadrage peut de même servir à corriger les effets induits par un objectif légèrement relevé sur la droite ou la gauche. C’est particulièrement utile dans le cas de constructions pourvues de lignes géométriques photographiées de face. Lorsque ces lignes se trouvent être légèrement obliques par rapport aux bords de la photo, le sujet semble glisser vers l’un des bords, effet qui n’est certainement pas souhaitable.
Pour corriger ce problème, il faut : superposer une grille à la photo afin d’avoir un guide de comparaison sur les verticales et les horizontales ; appliquer une légère rotation à la photo afin de retrouver un parallélisme des lignes ; recadrer la scène à l’intérieur même des limites de la photo tout en conservant le rapport original.


 

 

 

 


Agence web   editeur internet