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IMPRIMER SES PHOTOS

Il existe aujourd’hui plusieurs moyens d’imprimer des photos prises au format numérique : outre la possibilité de confier votre carte mémoire à un labo traditionnel pour qu’il effectue vos tirages, vous pouvez recourir à l’utilisation d’imprimantes personnelles, de labos online, de bornes en libre accès… Chaque méthode présente des avantages et des inconvénients, qu’il s’agisse du prix de revient, de la facilité d’utilisation, du temps de développement, et bien sûr de la qualité des photos.

Différentes imprimantes pour différents besoins

Une première solution consiste à imprimer soi-même ses photos à la maison. C’est en effet possible depuis quelques temps grâce à la démocratisation des imprimantes à jet d’encre qui sont désormais d’une qualité suffisante pour imprimer de belles photos. Au sein de cette famille, on distinguera deux catégories : tout d’abord, les imprimantes polyvalentes orientées photo, au format A4, qui offrent généralement un résultat correct (attention toutefois aux imprimantes multifonction équipées d’un scanner et d’un fax dont la qualité est généralement en dessous de la moyenne). Ensuite, il existe de petites imprimantes dédiées à l’impression de photos au format 10x15. Leur qualité est nettement supérieure aux premières avec des résultats qui s’approchent vraiment du résultat labo, ne serait-ce que parce que le papier utilisé dans ce cas à des propriétés voisines du véritable papier photo.

L’impression, une solution onéreuse

La principale qualité de ces imprimantes réside dans la simplicité de leur mise en œuvre : Vous « tirez » vous-même vos photos, presque instantanément, avec autant d’exemplaires supplémentaires que désiré. D’un autre coté, le prix de revient à la photo devrait vous faire réfléchir à l’opportunité d’imprimer plus que quelques photos. Entre le prix de l’imprimante, du papier spécial photo, et surtout de l’encre qui s’épuise à vue d’œil et est commercialisée à des prix prohibitifs, cette configuration ne devrait faire office que de solution d’appoint.
De plus, la durée de vie du jet d’encre est encore nettement plus courte que celle des tirages labo.
Signalons l’existence d’imprimantes à sublimation thermique. Les problèmes de longévité du jet d’encre disparaissent et la qualité d’impression est encore meilleure mais le prix est aussi en conséquence.

Un instrument de réglage pour vos retouches

En fait, posséder une imprimante couleur, en dehors d’un rôle d’appoint, peut surtout être intéressant pour régler numériquement vos photos. Comme nous l’avons expliqué dans la partie retraitement de notre dossier photo, une image numérique n’est souvent pas satisfaisante en soi. Elle va nécessiter un certain nombre de réglages sur les couleurs, la luminosité, le contraste, etc. L’ordinateur est parfait pour effectuer ces ajustements et vous permettra d’obtenir des images nettement améliorées. Ce résultat sera probant au visionnage sur la plupart des écrans. En revanche, à l’impression, il est possible de constater un certain décalage dans le réglage des couleurs entre la photo telle qu’elle apparaît à l’écran et telle qu’elle est sur papier. Ce phénomène résulte de l’écran de l’ordinateur qui n’est jamais neutre et vous restitue l’image en fonction de ses caractéristiques propres. Il est possible d’acquérir un écran conçu pour offrir un rendu plus ou moins neutre mais ces dispositifs sont onéreux. Aussi, si vous disposez d’une imprimante à jet d’encre dont le rendu s’approche du neutre (avant l’achat, munissez-vous d’un des comparatifs régulièrement publiés sur ce sujet dans les magazines informatiques ou spécialisés), la meilleure solution est de faire quelques essais avec votre imprimante afin de déterminer pour quelles couleurs votre écran se permet une interprétation un peu trop libre et dans quelle mesure. Il se pourra, par exemple, que ce qui apparaît en turquoise à l’écran devienne un peu verdâtre sur le papier. Avant l’impression, il faudra alors baisser un peu la proportion de vert dans la photo, sous évaluée par l’écran. Ainsi, en gardant ces caractéristiques à l’esprit, on améliorera grandement le rendu des couleurs.

Les bornes en libre service, utiles en cas d’urgence

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques temps fleurissent dans les centres commerciaux des bornes qui permettent d’imprimer directement vos photos à partir des données contenues sur la carte mémoire de votre appareil.
Ces appareils répondent certainement à une demande mais ils ne sont pas exempts de défauts. S’il est vrai que la qualité des clichés est très correcte, la facilité de mise en œuvre n’est pas toujours au rendez-vous. La sélection des photos à imprimer et le paramétrage des options les concernant se font à l’aide d’un écran tactile. Première remarque, le software qui équipe ces appareils n’est pas toujours assez optimisé, qu’il s’agisse de l’ergonomie ou de la rapidité du soft. Pour peu que le nombre de photos que vous devez tirer est important et que celles-ci nécessitent de spécifier quelques réglages, vous pourrez perdre du temps et vous énerver assez rapidement (sans parler des personnes qui attendent derrière vous et de celles qui vous ont précédé mettant une éternité à effectuer des manipulations d’une simplicité enfantine). Dernière remarque, l’entretien. Pour peu que vous tombiez quelques temps après la maintenance périodique de l’appareil, vous serez certainement confronté à des boutons encrassés et à un écran tactile graisseux, voir poisseux. Ce genre de détail désagréable n’est pas à négliger.
En résumé, ce genre d’appareils ne devrait vous être utile qu’en cas d’urgence et pour un nombre de clichés limité, d’autant que, question prix, on peut trouver moins cher, notamment par le biais de labos online.

Les labos online, un rapport qualité/prix imbattable

Avec la diffusion du numérique en photographie et la dématérialisation de l’information sont apparus des laboratoires de développement eux-mêmes partiellement dématérialisés. Ainsi, ce sont désormais des dizaines de laboratoires qu’on peut trouver sur le net.
Les résultats offerts par ces labos sont en tout point comparables à ceux des labos de développement traditionnels. Le papier est quasiment le même que celui utilisé en argentique, les couleurs aussi éclatantes, voir plus, pour peu que vous ayez retraitée et réglée votre photo. Quant aux prix et aux délais de traitement, ils dépassent largement ce que peuvent offrir les labos ordinaires. Le système le plus répandu est celui du forfait : vous achetez en ligne un crédit de développement, en dizaines ou centaines de photos, avec au final un coût de revient tournant autour de 20 centimes d’euro l’exemplaire. Les délais vont quant à eux de 24 heures à 7 jours selon le prestataire, avec pour certains la possibilité de bénéficier d’un suivi de commande.

Des formats à la carte

Les formats d’impression sont variés, allant du 6x8 cm au 20x30 cm et plus, en passant par le classique 10x15 cm. La disponibilité de ces formats dépendra essentiellement de la résolution de vos photographies. Pour obtenir une photo optimale en 10x15, il faudra une résolution de 1600x1200 pixels, soit la résolution maximum offerte par un capteur CCD de 2 millions de pixels. Ces spécifications sont indiquées sur les sites des labos. En ce qui concerne le rapport largeur / hauteur, celui-ci diffère légèrement entre les formats argentiques et numériques. Il faudra donc soit recadrer vos photos, procédure automatisée sur de nombreux sites, ou choisir un format de sortie légèrement différent, par exemple 11,5x15 cm au lieu de 10x15.

Un service éprouvé

Le déroulement d’une commande est relativement simple. Après une pré inscription gratuite et plus que succincte (nom, prénom, adresse email), il est vous proposé de souscrire à différents forfaits, par exemple 100 photos pour 20 euros. Le règlement se fait en général par carte bancaire. Pour ceux qui s’inquiéteraient du sérieux de ces sites, sachez que la plupart, biens que récents, ont acquis une réputation de fiabilité tant au niveau du traitement des délais qu’à celui des transactions sécurisées. Si cela vous rassure, vous pouvez retrouver des labos online qui sont les annexes de grandes enseignes telles que la Fnac, Fujifilm, etc.

Il ne reste plus qu’à envoyer vos photos pour le développement. Pour cela convertissez vos images au format jpeg. Il très probables qu’elles soient déjà enregistrées sous ce format, c’est le plus répandu. Certains labos acceptent d’autres formats tels que le tiff, moins répandu. Selon le prestataire, l’envoi se fera via un logiciel propriétaire qu’il vous faudra préalablement télécharger, ou à l’aide d’une interface web dédiée. Il demeure possible chez certains labos d’envoyer vos photos gravées sur cd-rom mais sachez que cela allongera les délais de traitement.
Dernière chose à faire, préciser vos coordonnées et spécifier les options que vous souhaitez : bord blanc, format de la photo, nombre d’exemplaires, qualité du papier, mode d’envoi (poste, chronopost), etc. Auprès de certains labos, il est possible d’aller retirer ses photos directement en boutique, ce qui, en cas d’urgence, vous économisera le temps de l’envoi par courrier.


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